
Images générées en quelques secondes, textes produits par des algorithmes, styles artistiques imités par des machines : l’intelligence artificielle bouleverse les frontières de la création. Faut-il y voir une révolution créative ou une simple illusion technologique ?
Cette conférence-débat organisée par le Digital Lab et Le Soir est accueillie en un lieu emblématique de la culture à Liège : le B3.
Louis de Diesbach y présentera son nouvel ouvrage Faussaires algorithmiques : l’IA va-t-elle remplacer les artistes ? et ouvrira la réflexion sur la place de l’artiste face aux machines.
A travers un débat d’expert·es, nous explorerons ensuite les transformations du monde culturel et les enjeux artistiques, éthiques et juridiques de l’intelligence artificielle appliquée à la création.
Le panel :
- Alexis Alvarez, Écrivain, traducteur, journaliste, musicien et professeur d’espagnol à HEC Liège
- Jeanne Brunfaut, Administratrice générale de la Culture à la FWB
- Louis de Diesbach, Éthicien de la technique
- Dominique Mangiatordi, CEO chez ai5
L'ouvrage à découvrir :
« Est-il possible de penser la technologie et l’IA à la lueur de la création artistique ? » C’est en essayant de répondre à cette question que Louis de Diesbach nous montre comment la puissance du monde artistique éclaire les limites de la technique, et comment nous pouvons repenser notre rapport à l’intelligence artificielle.
Nourri de plus de cent vingt rencontres avec des acteurs du monde de l’art - artistes, philosophes, entrepreneurs, juristes… -, Louis de Diesbach utilise la création artistique comme prisme pour interroger l’IA. Il révèle une résistance singulière : face à une technologie qui standardise, l’art nous montre notre besoin de nous arracher aux logiques strictement mathématiques. Cela étant, l’auteur de ce livre rappelle qu’il reste de nombreuses questions à aborder, de l’impact environnemental à la souveraineté numérique, en passant par le droit d’auteur et l’industrialisation. Penser l’IA, c’est aussi penser ces enjeux, pour nous permettre de rejeter le strictement statistique. Une invitation à considérer la technique par ce qu’elle ne peut capturer - la fragilité, l’inattendu, le vivant.
