
« L'écume des jours » est une adaptation théâtrale du roman de Boris Vian, qui est, comme Raymond Queneau le soulignait : « Le plus poignant des romans d'amour contemporains ». Il résonne encore terriblement aujourd'hui.
S'il commence comme un conte enchanteur, où les êtres et les objets sont animés des meilleures intentions, les thèmes soulevés sont profonds.
Tel un conte de fée inversé, où l'humour noir est le comique du désespoir, l'auteur y développe un monde fictif qui possède des lois qui lui sont propres, absurdes, surréalistes et impitoyables.
Une grande histoire où plusieurs formes d'amour cohabitent : un amour fou (Colin/Chloé), un amour impossible (Chick/Alise) et un amour physique (Nicolas/Isis).
En écorchant au passage les thèmes de la superficialité, de la maladie, du monde du travail, de la religion, de l'amitié, de l'obsession... le tout sur des airs de jazz. Car la musique est omniprésente tout au long de l'histoire.
Ce sont ces thèmes-là qui me donnent envie de monter ce texte qui n'a pas vieilli malgré l'évolution de notre société.
L'espace est aussi un personnage en soi, car il se transforme au gré des émotions des protagonistes. Une pièce pour dix jeunes comédiens entre vingt et trente ans dont la moitié devra interpréter une galerie de quinze personnages.
Du rythme, de la transformation, de l'imagination.
(note d'intention de Daniela Bisconti, mise en scène et adaptation)
