
En levant les yeux vers le huitième étage d’une tour du XIIIe arrondissement de Paris, Agnès rejoint en pensée Boris et Tsila, ses grands-parents, et tous ceux qui vivaient autrefois dans le même immeuble. Rue du Château des Rentiers, ces Juifs originaires d’Europe centrale avaient inventé jadis une vie en communauté, un phalanstère. Le temps a passé, mais qu’importe puisque grâce à l’imagination, on peut avoir à la fois 17, 22, 53 et 90 ans : le passé et le présent se superposent, les années se télescopent et l’utopie vécue par Boris et Tsila devient à son tour le projet d’Agnès. Vieillir ? Oui, mais en compagnie de ceux qu’on aime. Telle est la leçon de ce roman plein d’humour et de devinettes – à quoi ressemble le jardin d’Éden ? Quelle est la recette exacte du gâteau aux noix ? Qu’est-ce qu’une histoire racontée à des sourds par des muets ? -, qui nous entraîne dans un voyage vertigineux à travers les générations.
Un demi-siècle après Simone de Beauvoir, la romancière et traductrice Agnès Desarthe décide d’écrire sur les vieux et signe avec Le Château des Rentiers un récit personnel. Elle rejoint en pensées ses grands-parents et ceux qui vivaient autrefois dans le même phalanstère, rue du Château des Rentiers. Le passé et le présent se superposent, les années se télescopent, et l’utopie vécue jadis devient à son tour le projet d’Agnès. Vieillir ? Oui, mais en compagnie de ceux qu’on aime. Telle est la leçon de ce roman plein d’humour et de devinettes.
Éditions de l’Olivier
En présence de l’auteur