
L’adaptation de ce chef d’œuvre en alexandrins est un tourbillon de folie. À la magie du verbe et à la virtuosité des interprètes, Marion Bierry a eu l’idée rafraichissante de rajouter des passages musicaux, substituant certaines répliques en chansons.
Arrivé de Poitiers où il faisait ses études, Dorante est bien résolu à profiter des plaisirs de Paris. Pour séduire deux inconnues, ce beau parleur embellit le réel, s’invente le héros d’aventures incroyables et ment comme il respire. Oubliant ses propres mensonges, il s’enlise dans les quiproquos qu’il provoque en cascade. Un imbroglio frénétique mêlant son père, son valet, son ami et ces jeunes femmes rusées. Mais à ce jeu de dupe, tel est pris qui croyait prendre… Nul doute, ce Corneille est une fête.