
Puissance du féminin, pouvoir du regard (qui tue), rapport intime au monstrueux : la figure de Méduse est un puissant symbole de colère et de pouvoir. Violée par Poséidon, transformée en un monstre dont la chevelure devient nid de serpents, Méduse change en pierre quiconque croise son regard. De tout temps, elle a été un écran sur lequel les artistes, penseur·euses et écrivain·es ont projeté des images et des sentiments exacerbés. Monstresse ou puissance protectrice ?
Poème mystérieux
Quelques mois avant son suicide en 1963, l’autrice américaine Sylvia Plath donnait une vision trouble de cette figure mythologique dans Medusa, qui reste parmi l’un de ses poèmes les plus mystérieux et les plus commentés. Relation toxique avec sa propre mère ? Critique d’une maternité idéalisée ? Le poème est aussi mouvant et bouleversant que la figure mythologique qui lui donne son titre.
Les autrices Hélène Frappat (France), Astrid Haerens (Belgique) et Ayşegül Savaş (Turquie) viennent à Bruxelles écrire leur vision de la Méduse. La lecture de leurs textes inédits (en français, néerlandais et anglais, avec sous-titres en français) sera suivie d’une table ronde animée par Nicky Aerts, durant laquelle elles débattront ensemble (en anglais) de l’importance du poème de Plath et des incarnations possibles de la Méduse.
Les textes d’Astrid Haerens et Ayşegül Savaş seront sous-titrés en français. La soirée présentera aussi une œuvre collaborative (et musicale) emmenée par le Collectif Meute (Sarah Théry au chant lyrique, Claire Pasquier à la mise en scène, Akram Ben Romdhane au Oud).