
En solo, Bernard Cogniaux porte la parole d’Albert Cohen dans cette re-création d’un succès qui lui valut, en 2000, le prix de la critique du « meilleur seul en scène ». Un plaidoyer contre la haine, qui reste d’une grande actualité dans le monde d’aujourd’hui. Un texte qui appelle avec bon sens les humains à ne plus se haïr, elles et eux dont l’existence est si fragile et fugace.
Le jour de ses dix ans, en 1905, Albert Cohen se fait, pour la première fois de sa vie, traiter de « sale youpin » par un marchand ambulant. Il découvre l’antisémitisme en même temps qu’il prend conscience du fait qu’il est juif, que ses parents le sont, et que cette différence fait de lui, sans que rien ne le justifie, un paria. Un douloureux souvenir d’enfance, qui le suivra toute sa vie, et qu’il racontera en 1972 dans un roman-confession d’une malheureuse intemporalité et qui fait réfléchir à l’absurdité de toute forme de racisme et de discrimination.
Durée : 1H15
Photo © Aude Vanlathem